chaque année l'alcyon
souffle sur les poubelles
(même les bissextiles)
ça sent pas les n'épices
(oh! le sot pataquès!)
mais bien la bouillabaisse
qu'un scrofuleux compisse
au fond de son textile
ventant des décibels
alternés de succions

Elle avait décidé de jeter
Sans pudeur
La cervelle du poète
En pâture
Aux épiciers et aux châssieux
De ceux qu'on s'épouvante en les regardant dans les yeusses
Cervelle  à remettre
A remettre au pas
A remettre à sa place
Entre deux bêtes épaules
Comme tout le monde
Elle avait décidé d'épiler ces méandres de matière grise
Pour les rendre nets
Et présentables

…J'en ris encore
D'un grand rire de lèvres de cœur fendu

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